De l'art à l'assiette
Du 23 avril au 3 mai 2026

Salle des Fêtes, 61400 Mortagne-au-Perche
De 10h à 18h30 les week-ends et le 1er mai
14h à 18h30 en semaine.
Entrée libre - Renseignements : 06 28 25 11 60
AR[T]AMIS présente DE L’ART A L’ASSIETTE, une exposition collective pour flatter vos sens.
Une alchimie créative
Depuis tout temps l’art et la gastronomie entretiennent un dialogue fertile, témoignant de l’évolution des sociétés, des cultures et des sensibilités esthétiques. De la somptuosité des banquets peints par les artistes flamands du XVIIe siècle, des natures mortes aux audaces surréalistes de Salvador Dalí, en passant par les expérimentations contemporaines mêlant performance culinaire et installation artistique de Rancinan, la nourriture est bien plus qu’un simple besoin vital : elle est un langage, un symbole, une source infinie d’inspiration.
À travers cette exposition, AR[T]AMIS souhaite explorer cette relation profonde entre l’art et la table, en mettant en lumière la manière dont les artistes, hier comme aujourd’hui, s’approprient le thème du repas, du produit ou du rituel culinaire pour exprimer des émotions, des revendications ou des réflexions sur notre monde. Cette alliance entre le cuisinier, le créateur, le photographe, le designer, sacralise le cérémonial de l’acte alimentaire vécu comme une expérience esthétique. Ainsi la peinture, la sculpture, la photographie, la céramique ou encore les performances culinaires deviennent des moyens de raconter l’histoire de nos traditions, d’interroger nos modes de consommation et de célébrer le plaisir des sens.
Les artistes
Les artistes réunis déploient une diversité de pratiques où la matière, le geste et l’expérience sensible se croisent autour de l’univers de l’alimentation et de ses rituels. Leurs œuvres, tour à tour poétiques ou critiques, interrogent le lien profond entre ce qui nous nourrit et ce qui nous touche, faisant dialoguer quotidien et imaginaires collectifs.
XTC développe un langage visuel issu de la culture pop et du design, en détournant les codes de la consommation et des produits iconiques. Son travail révèle la charge symbolique et culturelle de ce que nous consommons, transformant l’aliment en image, signe et objet de désir.
Alexandra Baudin travaille majoritairement la peinture figurative autour de thèmes liés à la terre, la mer, la nature et les animaux, utilisant huile, acrylique, encre ou aquarelle sur différents supports. Elle accorde une grande place à la matière et au détail, avec des œuvres qui donnent vie à des éléments du monde vivant comme autant de portraits sensibles de la nature.
Christèle Cadoret explore la céramique dans un rapport intime à la matière et aux éléments. Ses formes organiques, inspirées du paysage et du vivant, rappellent l’origine terrestre de toute expérience culinaire.
Jérôme Le Goff aborde la céramique comme un terrain d’expérimentation entre objet, sculpture et mise en espace. Ses formes interrogent le contenant, la présence et la dimension sensible de l’usage.
Cyril Maisonnave transforme des objets usuels en utilisant des techniques et matériaux inattendus, créant des formes poétiques hybrides entre design et sculpture. Ses œuvres évoquent la mémoire des gestes quotidiens liés au repas.
Marie José Malargé porte un regard délicat sur les objets familiers à travers une peinture subtile entre figuration et abstraction. Bols, tasses et natures mortes deviennent des espaces de silence, de lumière et de contemplation du quotidien.
Frederic Tran est photographe. Son travail autour de la nature morte établit un dialogue entre photographie et peinture, mêlant références historiques et interprétations contemporaines. Sa démarche s’inscrit dans une recherche sensible du réel, à la croisée de l’art, de la réflexion et de l’expérimentation visuelle.
Réunis, ces artistes offrent un parcours sensoriel et réflexif qui traverse les matières, les symboles et les usages. Chacun, à sa manière, nous invite à repenser notre relation à l’alimentation, non seulement comme nécessité mais comme espace d’expression, de mémoire et de sens.
XTC
Né au carrefour de la génération X et du début de la génération Y, XTC est un artiste touche-à-tout autodidacte. Influencé par le pop art et le street art, il s’est fait remarquer par ses faux ready-mades, œuvres iconiques « augmentées » et intrigantes, où il exerce ses talents dans le détournement et la satire.
XTC a façonné son univers artistique comme un "enfant de la pub". Son goût pour l'esthétique s’est mué en une passion pour le mouvement Pop Art, par le détournement des biens de grande consommation contemporains.
XTC passe à la moulinette l’univers du luxe où la Veuve-Cliquot se retrouve conditionnée dans un jerrican d’essence et où un cornet de frites de Mc Donald’s devient un écrin doré pour du caviar haut de gamme. Un mélange des genres entre sculpture, peinture et pochoir aux thématiques tantôt pop, dada ou parodiques. Il exprime son art en mêlant la peinture à des résines, des matières plastiques, et parfois minérales, s'inspirant entre autres de Warhol, Peter Blake et des addictions.
Marie José Malargé
Marie José Malargé est une peintre française contemporaine, née à Rueil-Malmaison en 1947. Sa première exposition en 1965, marque le début d'une carrière prolifique et, au fil des années, elle expose son art plusieurs fois par an à Paris, dans diverses provinces de France et à l'international. Les expositions notables à l'étranger incluent des vitrines aux États-Unis en 1967, 1968 et 1972, ainsi qu'aux Pays-Bas en 1976 et 1977, notamment au prestigieux musée Boymans de Rotterdam. Elle a également exposé au Brésil en 1979 et au Japon en 1991 pendant un an.
En France, ses œuvres sont présentées chaque année dans des galeries et des musées, notamment le Musée d'Art de Bonneval, Eure-et-Loir, le Musée Saint-Jean de Nogent-le-Rotrou, le Musée de Charpont, le Musée de Dreux et le Musée de Pontoise. Ses expositions mettent souvent en valeur son talent aux côtés d'artistes estimés tels que Vieira da Silva et Dunoyer de Segonzac.
Les prouesses artistiques de Marie José Malargé ont été reconnues par des acquisitions notables du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 1981 et 1983. Elle a également été honorée par des prix prestigieux, dont le Prix du Conseil Général d'Eure-et-Loir en 1988 et le Prix Biennale du VI arr. de Paris en 2006. En 2025, son œuvre « Deux bols », gouache à la plume, a obtenu la Médaille d’argent au Salon des Beaux-Arts, consacrant la maîtrise et la singularité de son écriture picturale.
Marie José Malargé a choisi de vivre en Beauce, là où le ciel rencontre et dévore la terre. Pourtant, les champs et les clochers résistent. Ainsi les gouaches que nous regardons aujourd’hui se placent à la jonction de la réalité terrestre et du trait de plume presque immatériel qui l’incarne. Car Marie José Malargé trempe ses petits porte-plumes acérés dans des pots de gouache de couleur et trace tout d’abord un fond légèrement orangé, uniforme. De cette paroi vont émerger ce qu’elle choisit d’éclairer et d’approfondir. (…) « Ma technique » dit-elle , « j’applique ma gouache diluée à la plume par un graphisme serré et continu, manière de signature indéfiniment prolongée, diffusant une délicate vibration chromatique. Une première couche d’ocre recouvre toute ma surface de travail, c’est mon fond. Puis j’obtiens chaque ton en y superposant des couches de couleurs primaires. »
Vue de près, ce que cette œuvre recompose se décompose en petits signes grouillants. Car Marie José ne trace pas de contours. Tout ce qu’elle peint naît de traits de plume, fins et aérés, qui vibrent comme un vol d’insectes. Sereinement indépendante, charnelle, voluptueuse même, cette œuvre qui montre la surface bombée de la nature exige, au même instant, une autre vision qui plonge, indiscrète, à l’intérieur du créé. Intimité secrète, enfouie, des organes, extérieur lisible, faussement lisse : deux faces d’une même vérité que l’artiste lucide débusque un peu plus tous les jours à la lumière de son travail et de son trajet.
Cyril Maisonnave
Les pièces de Cyril Maisonnave, tricotées à partir de fils métalliques, incorporent aussi bien cristaux d'alun, fibres de lin, céramique, poils de chèvre ou encore fibres de rhubarbe... Comme sédimentées, elles s'inscrivent dans le présent mais font ressurgir le passé à partir de couverts comme pris dans des roches ou oubliés au fond des océans. Les objets tricotés de Cyril Maisonnave, ses pièces-squelettes évoquent la trace de ce qui fut, comme le souvenir d'elles-mêmes, comme sédimentées. Trempées dans de l'eau très salée pour qu'elles s'oxydent jusqu'au vert-de-gris, elles deviennent objets d'une archéologie prématurée. Avec des matériaux sourcés dans le quotidien, et à partir de fils métalliques, de cuivre, d'Inox, de bronze, de laiton ou de nichrome, il tricote sur une machine à l'aide d'aiguilles de tailles spécifiques en fonction du fil et de l'incrustation...
Frédéric Tran
La photographie entretient depuis toujours une relation complexe avec la vérité, sa nature manipulable soulève des questions sur la véracité de l'image. Cette tension entre le vrai et le faux est particulièrement prégnante aujourd'hui dès lors que les technologies numériques évoluent constamment. Il ne s'agit pas seulement d'une simple opposition entre le vrai et le faux, mais une exploration des nuances et des complexités de la représentation du réel, embrassant la subjectivité et l'interprétation.
Quand l’artiste poursuit un travail autour de la nature morte, c'est toujours le lien entre peinture et photographie qui se retrouve en filigrane avec ces allers-retours incessants entre l'histoire du genre et sa réinterprétation en continu.
Jérôme Le Goff
Plasticien diplômé en 1995 de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Marseille, c’est en 2016 que Jérôme Le Goff a pris le chemin de la céramique en accompagnant ses voisins d'atelier à un cours donné par Margareth Leveneur à Rouen.
Une fois les mains dans la terre, il a tout simplement changé de médium et transposé les jardins qu’il peignait en buissons de céramique où le végétal se veut organique et brut. Il arrache, griffe, retourne la terre pour lui donner des formes de graines et de fleurs. Puis le travail des feuilles se précise quand il a l'idée de commencer une collecte dans la forêt pour les mouler. Certaines d'entre elles ne donnent rien, d'autres plus expressives et graphiques révèlent d'épaisses nervures qu'il fait apparaître en frottage d'émail. D'une feuille à l'autre l'artiste va ainsi confectionner des moules de toutes tailles pour élaborer des compositions de plus en plus évocatrices de cette nature qui lui rappelle son enfance provençale.
Jérôme enseigne les arts plastiques à l'Ecole Nationale Supérieure d’architecture de Normandie depuis plus de dix ans. Quant à son atelier de peintre à Saint-Martin-du-Vivier en Normandie, il semblerait qu'il se transforme progressivement en atelier de céramiste... tout naturellement.
Christèle Cadoret
Christèle Cadoret : « J’ utilise le grès et la porcelaine en privilégiant leur caractère naturel. Mes sources d'inspiration sont dans la nature : minéral végétal, milieu maritime. Je joue avec les textures, les transparences, le mouvement et les contrastes pour créer des sculptures vibrantes, organiques, imprévisibles, évoquant réalisme et émotions » .
Alexandra Baudin
Alexandra Baudin, peintre en décors : « Je cherche à capturer l’attitude, le regard, le détail d’une plume, la transparence d’une huître… Sur fond neutre noir, l’animal se détache comme un hommage, une invitation à ressentir cette connexion intime qui nous lie à lui. J’utilise essentiellement l’huile sur toile, papier et bois. Ce médium me permet le détail, la délicatesse, les passages de couleurs, la transparence… »
Les partenaires
Claude Noury, Pascal Lelong, Daniel Sauques, Bernard Jacob, Danielle Charpentier, Christine Mesnil, Guy Dallet, Géraldine Besnard, Stéphanie Michot, pour leur participation.
Les soutiens d’AR[T]AMIS
La ville de Mortagne-au-Perche soutient les actions de l’association depuis sa création en 2016 sous de multiples formes.
La Communauté de Communes du Pays de Mortagne apporte des aides logistiques et financières.
Le Crédit Mutuel soutient matériellement les expositions de l’association depuis trois ans.
Le Conseil Départemental de l’Orne offre son aide importante pour l’impression du matériel de communication des évènements.
